Les résidences Bon Accueil
Diagnostiqué de schizo affectif à l'âge de 44 ans, Michel* n'avait plus espoir de se sortir des maux qui rongeaient son existence...
Le fruit de la persévérance
« Grâce au Roc, j'ai une place où me découvrir, plus d'intervenants pour me soutenir et maintenant je m'en suis sorti. J'ai mon appartement, je vais à l'école et je passe même des entrevues pour travailler... »
Les résidences Bon Accueil
Là où le miracle est possible!
Diagnostiqué de schizo affectif à l'âge de 44 ans, Michel* n'avait plus espoir de se sortir des maux qui rongeaient son existence. Sur l'aide sociale, seul et rejeté par ses proches à cause de ses comportements violents et ses dépendances diverses, Michel était devenu un habitué de l'hôpital Douglas, avec plus de vingt hospitalisations dont un séjour de trois ans. Pourtant spécialisé en santé mentale, l'hôpital Douglas reconnaissait qu'il ne pouvait plus rien pour un cas comme celui de Michel. Il fallait trouver une autre approche intégrant médication et réhabilitation.
C'est ainsi qu'a débuté un partenariat entre l'Hôpital Douglas et les Résidences Bon Accueil. Cette collaboration répondait non seulement aux besoins des personnes comme Michel, mais elle représentait aussi une solution aux multiples défis sociétaires qu'engendre la désinstitutionalisation.
Bien connues pour ses programmes de réhabilitation et de réintégration sociale, Les Résidences Bon Accueil offrent aux hommes, ayant des problèmes de toxicomanie, souvent combinés à des problèmes de santé mentale, une oreille attentive, mais surtout, des outils pour se reprendre en main, dont le Programme des 12 étapes.
Au terme de ses dix mois aux Résidences, Michel ne consomme plus de drogue, il participe aux travaux communautaires et suit des cours du CREP (Centre des ressources éducatives et pédagogiques de Montréal) offerts au sein même de la Mission. Il a également trouvé un appartement et mène une vie normale. " Ce n'est pas une histoire qui finit bien, c'est un miracle! " de conclure Terry Papafylis, l'agente en relations humaines de l'hôpital Douglas. Bravo à toute l'équipe des Résidences pour leur patience, leur détermination et leur amour envers tous ces hommes qui frappent à leur porte.
Le fruit de la persévérance
Grâce au Roc, j'ai une place où me découvrir et plus d'intervenants pour me soutenir et maintenant je m'en suis sorti.
« Je m'en suis sorti, j'ai mon appartement, je vais à l'école et je passe même des entrevues pour travailler. »
Carl* avait 16 ans lorsqu'il a mis les pieds au Roc-Aide aux jeunes pour la première fois. « Au début quand je fréquentais le Roc, j'étais en fugue. En ce temps là, nous devions payer 50 sous pour manger » nous raconte-t-il.
Malgré les quelques 8 années qui ont passé depuis, Carl ne peut s'empêcher de se souvenir de l'ambiance qui régnait au Roc à l'époque : « Il y avait des divans et nous regardions des films à l'occasion… souvent l'après-midi, je venais aider le cuisinier à faire le repas. C'était plaisant. »
Mais ce dont Carl se souvient surtout, c'est de son long cheminement vers l'âge adulte, une quête qui s'est traduite par une absence prolongée hors de Montréal.
Carl a 22 ans lorsqu'il revient à Montréal. Le Roc-Aide aux jeunes représente alors son seul repère, une véritable bouée de sauvetage à laquelle il s'accroche dans l'espoir d'une vie meilleure.
« Je venais (au Roc) à l'occasion, seulement quand j'en avais de besoin…il y avait de nouveaux intervenants. Puis l'an dernier, l'organisme s'est mis à se transformer et à offrir des déjeuners, des activités et des cours de karaté... »
C'est pour répondre aux besoins de jeunes comme Carl que le Roc s'est doté de nouveaux programmes, d'une salle d'entraînement et de nouvelles activités. Tous les moyens sont mis en uvre dans le but d'aider le plus de jeunes possible à se sortir de la rue, des jeunes souvent engagés dans des voies difficiles, qui rêvent de changements et qui ne savent pas comment y parvenir.
« Grâce au Roc, j'ai une place où me découvrir, plus d'intervenants pour me soutenir et maintenant je m'en suis sorti. J'ai mon appartement et je vais à l'école » conclut Carl. « Je fréquente encore le Roc, mais seulement quand mes fins de mois sont difficiles. »
* pseudonyme
